Un manuel scolaire fait un tollé avec un exercice de maths sur des migrants

photo

L'exercice qui scandalise propose de calculer le nombre de migrants censés arriver sur une île méditerranéenne en tenant compte de différents paramètres.

L’exercice invite les lycéens de Terminale L et ES à dénombrer le nombre de migrants susceptibles d’arriver sur une île de la Méditerranée. L’éditeur reconnait une maladresse.

Un manuel scolaire peut-il présenter la dramatique crise migratoire en Méditerranée sous forme d’un problème de maths? C’est la question qui se pose à la lecture d’un problème de mathématiques énoncé dans un manuel de terminale des éditions Nathan de 2017.

l-exercice-de-maths-d-un-livre-pour-des-terminales_5945598

L’exercice propose de calculer le nombre de migrants « fuyant la guerre », censés arriver sur une île méditerranéenne à un moment « t » avec les paramètres suivants: « La première semaine, il en arrive 100. Puis chaque semaine, le nombre de nouveaux arrivants augmente de 10% […] En déduire le nombre total de migrants qui seront arrivés dans cette île au bout de 8 semaines ». Et le manuel de préciser: « Arrondir à l’unité ».

Une approche arithmétique d’une crise humanitaire

Paru dans un ouvrage de Terminale à destination des filières ES et L (édité en 2017), et illustré par une photo de migrants sur un bateau pneumatique, cet exercice a provoqué l’indignation d’associations de défense de migrants comme d’hommes et de femmes politiques.

Une partie de ceux-ci reprochent à l’énoncé une approche froide et arithmétique d’un drame humanitaire qui fait des milliers de morts chaque année, comme la sénatrice UDI Nathalie Goulet.

D’autres, comme l’association Kâlî qui vient en aide aux migrants, accusent l’éditeur d’alimenter insidieusement la théorie du grand remplacement chère au Front national, qui théorise une supposée substitution de la population française par une population non-européenne, principalement venue d’Afrique noire et du Maghreb

21731134_1455354644548409_3332252593521515883_n

Nathan reconnaît et maladresse

Dans un communiqué de presse envoyé ce vendredi en fin d’après-midi, l’éditeur a reconnu un choix « qui peut heurter » et promet de corriger le tir dans la prochaine édition, a priori l’année prochaine donc.

DJyCn1HWkAQ17qX.jpg small

L’exercice qui scandalise propose de calculer le nombre de migrants censés arriver sur une île méditerranéenne en tenant compte de différents paramètres.

L’exercice invite les lycéens de Terminale L et ES à dénombrer le nombre de migrants susceptibles d’arriver sur une île de la Méditerranée. L’éditeur reconnait une maladresse.

Un manuel scolaire peut-il présenter la dramatique crise migratoire en Méditerranée sous forme d’un problème de maths? C’est la question qui se pose à la lecture d’un problème de mathématiques énoncé dans un manuel de terminale des éditions Nathan de 2017.

L’exercice propose de calculer le nombre de migrants « fuyant la guerre », censés arriver sur une île méditerranéenne à un moment « t » avec les paramètres suivants: « La première semaine, il en arrive 100. Puis chaque semaine, le nombre de nouveaux arrivants augmente de 10% […] En déduire le nombre total de migrants qui seront arrivés dans cette île au bout de 8 semaines ». Et le manuel de préciser: « Arrondir à l’unité ».

Une approche arithmétique d’une crise humanitaire

Paru dans un ouvrage de Terminale à destination des filières ES et L (édité en 2017), et illustré par une photo de migrants sur un bateau pneumatique, cet exercice a provoqué l’indignation d’associations de défense de migrants comme d’hommes et de femmes politiques.

Une partie de ceux-ci reprochent à l’énoncé une approche froide et arithmétique d’un drame humanitaire qui fait des milliers de morts chaque année, comme la sénatrice UDI Nathalie Goulet.

D’autres, comme l’association Kâlî qui vient en aide aux migrants, accusent l’éditeur d’alimenter insidieusement la théorie du grand remplacement chère au Front national, qui théorise une supposée substitution de la population française par une population non-européenne, principalement venue d’Afrique noire et du Maghreb.

Nathan reconnaît et maladresse

Dans un communiqué de presse envoyé ce vendredi en fin d’après-midi, l’éditeur a reconnu un choix « qui peut heurter » et promet de corriger le tir dans la prochaine édition, a priori l’année prochaine donc.

« Les programmes actuels encouragent la transdisciplinarité et l’ouverture sur d’autres thématiques [et] invitent à traduire une situation concrète à l’aide d’une suite arithmético-géométrique [ce que nous avons fait] en prenant l’exemple d’une population qui croît régulièrement en lien avec un sujet d’actualité », se défend Nathan.

L’éditeur bat ensuite sa coulpe: « Nous comprenons que le choix de cette thématique ait pu heurter ». Et de rappeler son engagement à proposer « des ouvrages de qualité à tous les élèves et de porter les valeurs de tolérance de respect et d’ouverture sur le monde ».

Par avec AFP,

CATÉGORIE :

ÉTIQUETTES :

Laisser un commentaire