La théorie des races

Les découvertes scientifiques dans le domaine de la biologie et de la physiologie ont permis de démontrer clairement que ces théories étaient fausses. Mais voyons comment elles sont apparues et comment elles ont été utilisées.

Si le phénomène du racisme existe donc depuis longtemps, le mot « race » en lui-même n’a été utilisé qu’assez récemment. Il vient du latin « ratio » qui signifie entre autres « ordre chronologique ». Le mot « race » apparaît lui dans le courant du 16ème siècle, au moment où, découvrant de nouvelles terres, les Européens entrent en contact avec de nouveaux peuples aux caractéristiques physiologiques différentes.

C’est à partir de ce moment que se développent les théories des races. Elles sont nées du désir des scientifiques européens de comprendre la diversité humaine. Pour cela, ils créent des catégories de races humaines (Blancs, Noirs, Jaunes, Rouges), à partir de caractéristiques physiologiques, notamment la couleur de la peau. Certains philosophes et savants ont tenté de prouver ces théories par des mesures crâniennes ou des tests d’intelligence, pour essayer de leur donner une valeur scientifique.

Le concept de race qui découle de ces théories sera utilisé dès le 18ème siècle par certains scientifiques pour justifier scientifiquement la supériorité européenne, donc des Blancs. Ce sont ces théories des races humaines qui ont servi à justifier certains comportements humains abusifs, jusqu’au 20ème siècle, comme le colonialisme, l’esclavage et les crimes commis par les nazis ou le régime de l’Apartheid.

Pourtant dans les années 1950, des découvertes biologiques et génétiques, dont l’ADN ont montrés l’inexactitude de ces théories des races. Elles ont par conséquent été abandonnées, puisqu’elles ne correspondaient à aucune réalité scientifique:

Deux événements historiques sont à relever pour mieux comprendre ce qui s’est passé:

On constate alors qu’il existe autant de variations, par exemple, entre deux Vaudois d’un même village qu’entre un Blanc et un Noir. Cette découverte a contribué à annuler d’un point de vue scientifique (génétique) les théories racistes qui affirment la supériorité d’une race sur une autre.

Par la suite nombre d’études biologiques et génétiques de l’espèce humaine, ont permis de bâtir un consensus (un accord commun) scientifique fort au sein de l’Union Européenne et aux États-Unis: il n’existe qu’une seule race, à savoir la race humaine, avec des variétés de caractéristiques physiques héréditaires. C’est ce qui a amené la communauté scientifique à réfuter (refuser) de manière indiscutable les théories des races.

Et pourtant, même si la communauté scientifique a démontré que la race n’est pas une réalité biologique, le racisme est quant à lui toujours bien réel.

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